Faire du sport pendant la grossesse

Photo femme enceinte qui nage

Les activités sportives ont souvent mauvaise réputation chez les femmes enceintes. Pourtant le maintien d’une activité physique adaptée apporte de nombreux bénéfices à la mère et au bébé.

En effet, pendant la grossesse, l’activité physique permet notamment de lutter contre la prise de poids, les insomnies, la constipation, les fuites urinaires et les maux de dos.

De plus, la grossesse modifie l’organisme de la femme d’une manière bénéfique à l’activité physique : sa capacité respiratoire et son débit cardiaque augmentent, sa tension artérielle baisse et les organes bénéficient d’une meilleure circulation sanguine. Ces signes ressemblent à ceux obtenus par un entraînement physique régulier.

Cependant, les articulations sont fragilisées par les derniers mois de grossesse et doivent être ménagées. Attention également au risque d’accouchement prématuré.

Quels sont les sports possibles quand on est enceinte ?

Les activités physiques les plus recommandées pendant une grossesse sont la marche, le vélo d’appartement, la natation, la gymnastique douce, le stretching et l’aquagym.

Une femme qui s’entraînait régulièrement avant sa grossesse peut continuer à suivre son programme habituel pendant quelques semaines après la conception. Mais elle doit cependant éviter les exercices traumatisants ou à risque de chute.

Le programme d'une femme enceinte qui a l’habitude de faire du sport peut être :

  • les deux premiers mois : entraînement quasi normal ;
  • le troisième mois (où les modifications hormonales s’accompagnent d’un risque accru de fausse couche) : gymnastique d’entretien très douce ;
  • du quatrième au huitième mois : activité sportive légère ;
  • le neuvième mois : repos.

Ces notions ne sont données qu’à titre indicatif. Une femme enceinte doit faire réévaluer régulièrement son activité sportive en fonction de la façon dont se déroule sa grossesse.

Quels sont les sports contre-indiqués ?

Les sports de contact ou les sports collectifs qui peuvent être à l’origine contacts brutaux sont à proscrire, ainsi que la plongée sous-marine et les activités en altitude (au-dessus de 1600 m).

Les activités sportives qui provoquent des secousses assez fortes ou qui nécessitent des déplacements brusques sont vivement déconseillées : sports de raquette, jogging (à compter du deuxième trimestre), équitation.

Les exercices couchés sur le dos sont contre-indiqués après le quatrième mois de grossesse.

Existe-t-il des contre-indications totales ?

Certaines maladies contre-indiquent formellement l’activité sportive pendant la grossesse :

  • une maladie du cœur ou des poumons,
  • une hypertension artérielle mal contrôlée,
  • tout autre problème fatigant l’organisme.

De plus, des antécédents de fausse couche spontanée, des saignements utérins, une grossesse multiple ou une ouverture du col de l’utérus contre-indiquent également la pratique du sport.

Certains signaux d’alarme doivent amener une femme enceinte à cesser immédiatement son activité sportive : saignements vaginaux, douleurs abdominales ou douleurs du bassin. Elle doit alors consulter un médecin le plus tôt possible.

Si un décollement placentaire ou une grossesse extra-utérine sont soupçonnés, toute activité physique est interdite jusqu’au diagnostic définitif.

L’activité physique a-t-elle un impact sur l’accouchement ?

Bon nombre d’idées reçues à propos de l’influence néfaste du sport sur l’accouchement sont fausses. Le sport ne fait pas naître des bébés prématurés ou de petite taille (sauf en cas d’activité intense et quotidienne) et l’accouchement n’est pas rendu plus difficile par la pratique d’une activité sportive raisonnable pendant la grossesse.

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