Pourquoi prenons-nous des kilos en trop ?

Les kilos en trop sont le résultat d'un excès de graisses, de sucre et de boissons alcoolisées

Au cours de l'évolution, notre organisme s'est adapté pour survivre à des périodes de relative disette. Lorsque l'apport de nutriments excède nos besoins immédiats, nous sommes capables de stocker la plupart des nutriments que nous absorbons. Cependant, l’accumulation excessive de sucres et de graisses est une cause de surpoids, voire d’obésité.

Qu’est-ce que le glycogène ?

S’il n’est pas utilisé immédiatement pour produire de l’énergie, le sucre (glucose) apporté par les aliments est transformé en glycogène, une substance composée de milliers de molécules de glucose attachées les unes aux autres. La transformation du glucose en glycogène est favorisée par l’insuline. Le glycogène est stocké dans le foie et dans les muscles.

La quantité de glycogène que nous pouvons accumuler est relativement limitée. Les réserves d’un individu en bonne santé sont d’environ 100 g dans le foie et de 250 g dans les muscles. Ces réserves correspondent à une quantité d’énergie de 1 600 à 2 000 calories, soit l’apport alimentaire d’environ une journée.

En cas de baisse du taux de sucre dans le sang, et sous l’action d’une hormone appelée glucagon, le glycogène du foie est découpé en molécules de glucose qui maintiennent le taux de sucre dans le sang à un niveau stable. Le glycogène des muscles sert essentiellement à fournir du glucose lors d’un effort physique.

Lorsque les capacités maximales de stockage en glycogène sont atteintes, le sucre en excès est, également sous l’action de l’insuline, transformé en graisse pour être stocké dans le tissu adipeux.

L’insuline et le glucagon, thermostats de la glycémie

Pour le bon fonctionnement de l’organisme, il est important que la glycémie (taux de sucre dans le sang) soit constante et modérée (entre 0,6 et 1 g par litre). Deux hormones principales, l’insuline et le glucagon, se chargent de cette mission et permettent de réguler la glycémie.

Après un repas, celle-ci s’élève du fait de l’absorption des sucres des aliments. Cette élévation de la glycémie provoque une sécrétion d’insuline par le pancréas. Cette hormone stimule l’entrée du glucose dans les cellules, ce qui diminue la quantité de sucre circulant dans le sang. L’insuline entraîne également la synthèse de réserves sous la forme de glycogène, mais aussi sous la forme de graisses.

L’insuline et le glucagon ne sont pas les seules hormones qui contrôlent l’utilisation de nos réserves de sucre. L’adrénaline, les hormones thyroïdiennes, les glucocorticoïdes et l’hormone de croissance possèdent également la capacité de moduler la façon dont nous gérons nos réserves de sucre.

Comment se forme le tissu adipeux ?

Une accumulation excessive de graisses dans le corps provient le plus souvent d'un excès d'acides gras, de sucre ou d'alcool dans l'alimentation. Lorsqu’ils sont apportés en excès, les acides gras provenant de la digestion des lipides (matières grasses) sont stockés à l’intérieur de cellules spécialisées (les adipocytes) sous forme de substances appelées triglycérides. L’ensemble de ces cellules forme le tissu adipeux, communément appelé « graisse » ou masse grasse, surtout présente sous la peau et autour des organes digestifs. Un excès d’apport en sucre contribue aussi, lorsque les réserves de glycogène sont saturées, à l’accumulation de graisses dans le tissu adipeux.

Surpoids et obésité trouvent également leur origine dans un apport excessif d’alcool. En effet, l’alcool est aussi calorique que les matières grasses d’où l’apparition de surpoids, d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires. Pour cette raison, les personnes qui surveillent leur consommation de matières grasses doivent penser à intégrer les boissons alcoolisées dans leurs calculs. De plus, l’excès de boissons alcoolisées aboutit à l’accumulation de triglycérides dans le foie ainsi qu’à de nombreux effets toxiques.

La répartition du tissu adipeux dans le corps

La répartition du tissu adipeux dans le corps varie selon divers facteurs tels que l’âge, le sexe, l’activité physique ou la prédisposition génétique. Les hommes ont plutôt tendance à accumuler les graisses au niveau du ventre (poignées d’amour, brioche). Selon leur prédisposition génétique, la répartition des graisses chez les femmes présente deux variantes : l’une dite « en poire », où les graisses s’accumulent au niveau du bassin et des cuisses (culotte de cheval) ; l’autre dite « en pomme », sur les seins, le ventre et les hanches.

Le tissu adipeux est un incroyable réservoir d’énergie (environ 135.000 calories pour un homme de 70 kilos), bien plus abondant que le glycogène, mais moins efficace et moins rapide à utiliser. En cas de besoin, les triglycérides contenus dans les adipocytes peuvent être découpés pour former des acides gras et des substances appelées glycérols. Les acides gras sont transportés dans le sang jusqu’aux cellules, où ils sont utilisés pour fournir de l’énergie. Les glycérols sont captés par les cellules du foie et des muscles où ils sont transformés en glucose.

Ce mécanisme permet aux organes comme le cerveau, qui ne savent brûler ni les acides gras ni les glycérols de bénéficier indirectement de cette source d'énergie, même lorsque les réserves en glycogène sont épuisées.

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