Pourquoi se protéger des piqûres d’insectes ?

Photo moustique sur un bras
1. Pourquoi une piqûre de moustique est-elle si désagréable ?
Quand elle pique, la femelle moustique injecte une salive anticoagulante pour pouvoir aspirer suffisamment de sang lors de son repas. C’est cette salive qui déclenche la production d’histamine par notre organisme, à l’origine d’une réaction plus ou moins importante selon les individus : gonflement autour du site de la piqûre, démangeaisons.
2. Soigner une piqûre de moustique, est-ce seulement pour le confort ?
Pas seulement : il faut soulager les démangeaisons car le grattage peut conduire à une surinfection de la piqûre et à une plaie.
3. De quoi dépend le choix d’un répulsif ?
D’abord de la destination du voyage : sous les tropiques, compte tenu de la gravité de certaines maladies pouvant être transmises par les moustiques, seules certaines molécules sont recommandées et à certaines concentrations pour éloigner les anophèles, vecteurs du paludisme.
Ensuite, le choix du répulsif peut également dépendre des personnes : enfants, femmes enceintes. La forme galénique a son importante, certains produits résistant mieux à l’eau et à la sueur que d’autres (forme « waterproof »).
4. Comment utilise-t-on un répulsif ?
Certaines précautions doivent être prises lors de l’application des répulsifs : ils ne doivent pas être ingérés ni appliqués sur le visage, les muqueuses ou des plaies étendues. Après application, le lavage des mains est nécessaire.
Les applications doivent être renouvelées toutes les 4 à 8 heures selon les produits, leur concentration et les conditions d’utilisation (sudation importante). ll faut lire attentivement la notice d’information.
5. Pourquoi la moustiquaire est-elle indispensable dans les zones tropicales ?
Une protection maximale nocturne est indispensable dans les zones où sévit le paludisme car les anophèles piquent jusqu’au lever du soleil. Mais les habitations ne sont pas toutes équipées de moustiquaires aux fenêtres pour éviter l’intrusion des moustiques.
Une moustiquaire imprégnée éloigne de façon globale les insectes de la pièce, prévient efficacement les piqûres de moustiques vecteurs de maladies, et elle évite l’intrusion d’insectes rampants (araignées, scolopendres, punaises).
La moustiquaire doit être suffisamment spacieuse pour qu’on ne puisse pas la toucher en dormant ; il faut rentrer les bords sous le matelas et bien vérifier avant de dormir qu’aucun moustique n’y est entré.
6. Qui émet des recommandations pour les voyageurs ?
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS en français, WHO en anglais) émet des recommandations au niveau international.
En France, chaque année des recommandations sont éditées par les Autorités de Santé (ANSM, INVS…) à l’intention des voyageurs. Ces recommandations ont été élaborées par le Comité des Maladies liées aux Voyageurs et des maladies Importation (CMVI) et approuvée par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) ainsi que la Société de Médecine de Voyages (SMV). Elles tiennent compte des données des centres nationaux de référence.
7. Pour un voyage tropical, si je suis vacciné contre la fièvre jaune et protégé du paludisme par un médicament, pourquoi utiliser moustiquaire et répulsifs ?
Il faut se protéger des piqûres au sens large parce que les moustiques peuvent transmettre plusieurs maladies autres que la fièvre jaune et le paludisme : dengue, chikungunya, filarioses etc. Il n'existe pas de protection efficace à 100%, il est impératif de se faire piquer le moins possible.

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