Insuffisance veineuse : les situations à risque

Photo jeune femme lisant dans avion

L’insuffisance veineuse chronique (IVC) est une maladie de long terme, dont les déterminants et les facteurs d’aggravation sont divers.

Pour autant, elle ne doit pas être considérée comme une fatalité, car des actions simples permettent, au quotidien, de soulager les symptômes et de freiner son évolution, en particulier dans certaines situations à risque :

La grossesse

La grossesse, surtout si elle est multiple, constitue un facteur de risque.

Pourquoi ? Quels risques ? Que faire ? Reportez-vous à notre interview L’insuffisance veineuse chez la femme enceinte.

 

L’excès de poids

Le surpoids est un facteur aggravant de la maladie veineuse et un formidable accélérateur des troubles qui y sont liés. Plus le surpoids est important, plus l’impact sur la maladie est fort.

Pourquoi ?

L'excès de poids est caractérisé, entre autres, par une augmentation des tissus graisseux, qui exercent une pression sur les veines, rendant le retour veineux plus difficile.

De plus, le surpoids est souvent associé à une alimentation déséquilibrée et à la sédentarité.

Quels risques ?

Varices et œdème, à nouveau, sont souvent les symptômes de l’insuffisance veineuse associée au surpoids.

Ils représentent un risque accru, d’une part, d’ulcère de la jambe, mais aussi de thrombose veineuse, voire, à terme, d’embolie.

Que faire ?

Voir nos fiches pratiques La minceur au quotidien et Circulation veineuse : les conseils pratiques au quotidien.

 

Les métiers à risque

Les fonctions les plus exposées sont celles qui imposent la station debout prolongée, immobile (assise par exemple) ou avec piétinement : serveuses, infirmières de bloc opératoires, coiffeuses, blanchisseuses, hôtesses d'accueil, mais aussi emplois sur ordinateur, sont des professions particulièrement touchées par les troubles veineux.

De même, certains postes imposant de travailler dans une atmosphère de chaleur et d’humidité permanente sont à risque accru d’IVC.

Enfin, les métiers impliquant l’utilisation fréquente ou prolongée de moyens de transport, comme celui d’hôtesse de l’air/steward, exposent particulièrement à l’insuffisance veineuse.

Pourquoi ?

La station debout favorise la stase du sang dans les membres inférieurs sous l'effet de la pesanteur.

De plus, en cas d’immobilité, l’absence de massage des veines par les muscles (lors des contractions musculaires, notamment liées à la marche) ne permet plus au mécanisme physiologique ramenant le sang au cœur de fonctionner correctement.

De son côté, la station assise prolongée favorise le relâchement du tonus musculaire, entraînant une dilatation des veines.

La chaleur, elle, dilate les veines, augmentant la pression sanguine et favorisant l’insuffisance veineuse.

Enfin, les voyages en avion (ou autres moyens de transport) cumulent des conditions délétères pour la circulation veineuse : station immobile prolongée (assise ou debout), jambes coincées, atmosphère confinée et trop chauffée…

Quels risques ?

Après la sensation de jambes lourdes, en particulier en fin de journée, et l’apparition d’œdème du pied ou de la jambe, les risques sont ceux de complications « classiques » de l’insuffisance veineuse, à savoir varices, mais aussi thrombose veineuse et phlébite (en particulier dans le cas de l’utilisation fréquente de l’avion), d’embolie pulmonaire...

Que faire ?

Voir notre fiche pratique Circulation veineuse : les conseils pratiques au quotidien.

 

Les situations post-opératoires

Pourquoi ?

Des complications peuvent survenir au cours d’une opération chirurgicale ou après celle-ci, même si tout est fait pour les prévenir. Les complications liées à la circulation veineuse en font partie.

Les situations les plus risquées restent les chirurgies orthopédiques, gynécologiques, cardiaques et neurologiques.

L’immobilisation prolongée pendant et après l’opération participe également de ce risque.

Quels risques ?

Le risque est d’ordre thrombo-embolique, une thrombose veineuse pouvant survenir dans les suites d’une intervention chirurgicale.

Que faire ?

Le traitement préventif fait appel, outre les médicaments anticoagulants, à la compression médicale élastique et à une mobilisation rapide après l’intervention : votre chirurgien pourra vous conseiller de porter des mi-bas, bas ou collants de compression, et surtout marcher dès que vous le pourrez.

De plus, vous pouvez surélever (ou demander à ce que cela soit fait) les pieds de votre lit, et boire régulièrement de l’eau pour bien vous hydrater.

 

En cas de sensation de jambes lourdes, pied ou jambes gonflées, demandez conseil à votre pharmacien. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, n’hésitez pas à consulter rapidement votre médecin.

    • AFSSAPS. Etude de la prescription et de la consommation des veinotoniques en ambulatoire. Observatoire National des Prescriptions et Consommations des Médicaments. Mars 1999.
    • HAS 2010. Fiche de bon usage. Compression médicale en prévention de la thrombose veineuse.
    • AFSSAPS. Recommandations pour la publicité auprès du grand public. Médicaments veinotoniques.
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