Le cancer, une maladie dont on guérit de plus en plus souvent

Photo groupe de personnes joyeux en train de sauter

Selon une étude publiée par l’Institut national du cancer, le taux de guérison des cancers a considérablement augmenté au cours des vingt dernières années. Cette amélioration est le résultat à la fois d’un diagnostic plus précoce et de traitements plus efficaces.

Entre 1989 et 2007, le réseau français des registres des cancers Francim a collecté les données de santé de 427 000 personnes adultes atteintes de cancer. En analysant ces données, les statisticiens ont observé que le nombre de personnes guéries d’un cancer a considérablement augmenté en vingt ans.

Des guérisons de plus en plus nombreuses grâce à trois facteurs

Cette étude semble indiquer que trois facteurs contribuent à l’augmentation notable du nombre de guérisons après un cancer :

  • une amélioration du dépistage organisé et individuel des cancers;
  • une meilleure efficacité des traitements dans leur ensemble;
  • la commercialisation de nouveaux traitements plus efficaces, résultat d’un effort de recherche qui ne faiblit pas.

Pour chaque type de cancer, le poids respectif de ces trois raisons varie, mais au global, c’est la synergie de ces trois causes qui explique que le cancer tend à devenir une maladie chronique dont on guérit de plus en plus souvent.

Le dépistage précoce, clé du succès des traitements

Dans certains types de cancer, par exemple celui du sein ou de la prostate, il est clair que les efforts de dépistage se sont traduits par une prise en charge médicale plus précoce, donc plus efficace : aujourd’hui, neuf femmes sur dix atteintes de cancer du sein guérissent, ainsi que neuf hommes sur dix atteints de cancer de la prostate.

Des traitements de plus en plus efficaces

La recherche clinique a grandement contribué à l’amélioration du pronostic des cancers, soit en identifiant de nouvelles molécules anticancéreuses, soit en travaillant à optimiser la manière dont les traitements sont utilisés, qu’ils soient médicamenteux, chirurgicaux ou radiothérapeutiques (les « protocoles thérapeutiques »).

Récemment, l’apparition de traitements dits ciblés (c’est-à-dire capables de reconnaître spécifiquement les cellules tumorales) a également participé au gain thérapeutique global. Ceci est particulièrement vrai pour le cancer du sein ou pour certains cancers du sang : par exemple, le taux de guérison des personnes atteintes de leucémies myéloïdes chroniques a fait un bond de 20 % en vingt ans. Aujourd’hui, sept personnes sur dix en guérissent.

Les cancers de mauvais pronostic sont ceux qui peuvent être prévenus

Certains cancers sont encore à mauvais pronostic : cancers du poumon, des voies aérodigestives supérieures (bouche, langue, gorge, œsophage) ou du foie. Pour ces cancers, l’arrêt du tabac et la modération de la consommation d’alcool diminue efficacement le risque.

L’expérience des personnes guéries d’un cancer est précieuse pour celles et ceux qui viennent d’apprendre qu’ils sont touchés.

Si cela est votre cas, faites-nous part de votre témoignage. À travers votre expérience et vos mots, devenez «passeur d’espoir» vers ceux qui, aujourd’hui, font face à une maladie qui, aujourd’hui, n’est plus une sentence inéluctable.

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