Cancer et thérapies complémentaires

Photo femme se faisant masser la tête

Au moins 30% des patients en France ont recours à des thérapies complémentaires pour mieux supporter les traitements habituels du cancer.

Face à la faveur croissante du public pour ces pratiques et à la pression des personnels soignants insatisfaits des réponses apportées aux effets secondaires des traitements conventionnels, les instances médicales officielles considèrent avec sérieux ces thérapies, qu’elles qualifient d’« élément probablement irréversible » dans les méthodes de soins.

 

De quoi s’agit-il ?

L’appellation « thérapies complémentaires » est recommandée par l’Académie nationale de médecine dans son rapport de mars 2013, où, parmi les 17 catégories répertoriées, elle choisit d’en retenir quatre pour commencer cette réflexion. Ce sont :

  • lacupuncture,
  • lhypnose,
  • lostéopathie,
  • le tai chi.

Plusieurs universités ont créé des diplômes dans ces disciplines, et des services hospitaliers dispensent ces soins.

Un cadrage futur sur les formations, la mise en œuvre et les indications est recommandé pour évaluer la place de ces traitements, qui sont distincts de la médecine conventionnelle occidentale et allopathique sans pour autant la remplacer.

Les classifications

Les thérapies complémentaires sont souvent regroupées selon la nature du traitement :

  • traitement biologique naturel (plantes, supplémentation alimentaire...)
  • traitement psychocorporel (hypnose, sophrologie, tai chi, yoga...)
  • traitement physique manuel (ostéopathie, chiropractie, massage...)
  • autres systèmes de santé (médecine traditionnelle chinoise, acupuncture...)

La Haute Autorité de Santé a publié en 2011 un rapport sur Les thérapeutiques non médicamenteuses validées qui reprend les « soins de support » en oncologie, terminologie du Plan Cancer en France. Ce sont :

  • les règles hygiéno-diététiques (régimes diététiques, activités physiques et sportives, modification des comportements alimentaires, règles d’hygiène)
  • les traitements psychologiques (thérapies d'inspiration analytique, thérapies cognitivo-comportementales)
  • les thérapeutiques physiques (techniques de rééducation, kinésithérapie, ergothérapie)

 

Si les soins de support et les thérapies complémentaires peuvent soulager, ils ne peuvent en aucun cas remplacer les traitements habituels du cancer.

Il est important d’en parler avec votre médecin oncologue car la plupart de ces soins sont dispensés dans les CHU et les centres de cancérologie. Votre médecin connaît les effets secondaires de votre traitement, il peut vous orienter.

En retour vous évaluerez avec lui ce que vous auront apporté les soins complémentaires.

 

Attention aux traitements miracles

L’Institut National du Cancer alerte : il arrive que des personnes ou des associations profitent de la vulnérabilité et du désarroi d’une personne malade. Elles peuvent proposer des méthodes présentées comme plus efficaces que les traitements classiques ; or ces méthodes peuvent être dangereuses, retarder les soins, ou conduire à une dérive sectaire.

Articles recommandés Cancer et activité physique

L’ activité physique est bonne pour la santé ! Actuellement de nombreuses personnalités n’hésitent...
L ’ activité physique du patient doit être choisie en fonction des besoins ressentis par la personne...
Si vous cherchez une pratique corporelle douce qui vous aide à réconcilier tous les aspects de vous-...
En France, les Kiosque Info Cancer sont issus de l’initiative de l’Institut National du Cancer, dans...