Leishmaniose viscérale chez des militaires américains au retour d’Irak

Aux Etats-Unis, deux études présentées lors d'une réunion annuelle sur les maladies infectieuses sponsorisée par les sociétés savantes Infectious Diseases Society of America (IDSA), Pediatric Infectious Diseases Society (PIDS), Society for Healthcare Epidemiology of America (SHEA), et HIV Medicine Association (HIVMA) ont rapporté plusieurs cas de leishmaniose viscérale latente chez des militaires américains déployés en Irak. Dans une étude, la leishmaniose viscérale latente a été identifiée chez des soldats asymptomatique de l'Opération Iraqi Freedom (10,2 pour cent des 88 militaires de l'opération), et dans l'autre étude, 20 anciens combattants présentaient une forme latente susceptible de s'activer.

Antérieurement il avait été rapporté plus de 20 cas de leishmaniose viscérale active chez des membres des services américains dans la région de l'Irak pendant la période 2000-2013, ainsi que des centaines de cas de leishmaniose cutanée.

Les leishmanioses sont des parasitoses dont l'agent pathogène est un protozoaire flagellé du genre Leishmania. Il s'agit d'une zoonose, transmise de vertèbré à vertèbré par un moucheron hématophage, le phlébotome. Les phlébotomes piquent surtout le soir et la nuit par temps calme. Leur gîte est constitué par les anfractuosités de murs et de terriers où ils se gorgent sur des mammifères pouvant constituer le réservoir pour certaines espèces de leishmanies.

La leishmaniose viscérale, également connue sous le nom de kala-azar, ou de fièvre noire, est la forme la plus grave de leishmaniose. Il s'agit d'une maladie causée par un parasite du genre Leishmania. Parmi les parasites c'est le deuxième plus grand tueur dans le monde, après le paludisme, avec 500 000 décès estimés dans le monde entier1.

Le parasite migre dans les viscères comme le foie, la rate et la moelle osseuse et en l'absence de traitement, aboutit presque toujours à la mort du mammifère hôte. Les symptômes comprennent la fièvre, l'amaigrissement, l'anémie, l'hépatomégalie (gros foie) et la splénomégalie (grosse rate). Selon l'Organisation mondiale de la santé, il faut accorder une attention particulière au problème de l'émergence de la co-infection avec le VIH.

Il est conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de phlébotome. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

  • Port de vêtements couvrants.
  • Répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte.
  • Vêtements et moustiquaire imprégnés d'insecticide pour la sieste et la nuit.
  • Pulvérisations domiciliaires et péridomiciliaires de pyréthrinoïdes de synthèse.
  • Les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l'écran solaire.

Source : Promed.

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