Cas d’anisakiase après consommation de sushi au Portugal

Au Portugal, un homme âgé de 32 ans a été admis à l'hôpital pour douleurs à l'estomac, vomissements et fièvre, après avoir mangé des sushi. Une endoscopie a permis de mettre en évidence le ver Anisakis fixé à la paroi intestinale.

Auparavant, les cas d'anisakiase ont été observés principalement au Japon, mais en raison des changements dans les habitudes alimentaires on observe un nombre croissant d'anisakiase dans les pays occidentaux après consommation de poisson cru ou peu cuit.

Anisakis est un nématode de l'ordre des Ascarididae, de la famille des Anisakideae. Le genre comprend plusieurs espèces : Anisakis pegreffii, Anisakis physeteris, Anisakis schupakovi, Aanisakis simplex, Anisakis typica, Anisakis ziphidarum.

Le parasite qui au cours de leur vie passe par des poissons et des mammifères marins, peut infecter les êtres humains par consommation de poisson cru infecté. Les sources communes de ce parasite sont la morue, l'aiglefin, le saumon du pacifique, le hareng, la plie et la baudroie, ainsi que le calmar.

L'anisakiase est une parasitose cosmopolite, observée surtout au Japon (après consommation de sushi et de sashimi), en Scandinavie (foies de cabillaud), aux Pays-Bas (harengs conservés ou Maatjes) et le long de la côte Pacifique de l'Amérique du Sud.

Chez l'Homme, les larves vivantes meurent en quelques jours après l'ingestion et n'évoluent jamais en adultes (impasse parasitaire). Dans les heures qui suivent l'ingestion de larves contagieuses peuvent survenir des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales violentes. Dans quelques cas les larves peuvent se fixer sur la paroi du tube digestif et tenter de s'y enfoncer, déterminant plusieurs syndromes :

  • manifestations pseudo-ulcéreuses qui surviennent quelques heures après l'ingestion, et peuvent s'accompagner de troubles réflexes du transit (dilatation aigüe de l'estomac) ;
  • occlusion intestinale par fixation dans l'iléon et constitution en quelques semaines d'un granulome ;
  • Chez les personnes allergiques ont peut parfois observer un choc anaphylactique.

La Food and Drug Administration recommande pour tuer les parasites une cuisson à une température interne de 65° ou une congélation à -20° pendant 24 heures.

Référence : Carmo J et al. Anisakiasis: a growing cause of abdominal pain! BMJ Case Rep. 11 May 2017. pii:bcr 2016218857.

Source : Promed.

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