Les symptômes de manque sont dus à la baisse brutale de nicotine dans l’organisme. Ils représentent les principales causes d’échecs à court terme. Pour aider un fumeur à arrêter de fumer, la première étape consiste à prendre le temps d’évaluer sa dépendance physique, comportementale et psychologique. Une prise en charge complète consiste à les traiter toutes les trois. Toutefois, pour une bonne prise en charge, il faut prendre conseil auprès d’un professionnel de santé (votre médecin traitant ou votre pharmacien). Certains fumeurs très dépendants ou du fait de leur état de santé auront besoin d’une surveillance médicale particulière.
Le tabagisme n’est pas une simple habitude ! C’est un comportement renforcé par une dépendance physique et psychologique. À côté du dogme de l’arrêt brutal, une autre stratégie peut être utilisée : l’arrêt progressif en compensant les cigarettes supprimées par un substitut nicotinique. L’approche thérapeutique (médicamenteuse et/ou non médicamenteuse) sera fonction du degré de dépendance du fumeur, de sa personnalité et de son état de santé. Dans tous les cas, l’objectif du professionnel de santé sera de vous soutenir dans votre motivation à arrêter de fumer. Avant de se lancer seul(e), je ne vois que des avantages à prendre conseil auprès d’un professionnel de santé. Pour faire le point mais aussi pour vérifier la validité de certaines méthodes qui peuvent s’avérer néfastes pour la santé.
En fait non, c’est tout le contraire ! Le sous-dosage initial en substitut nicotinique est une cause fréquente d’échec. Le dosage qui vous convient est fonction de votre dépendance physique. Elle peut être évaluée par le test de Fagerström. Pour qu’elle soit efficace, la prise en charge devra être personnalisée et modulable au cours du temps. Vous arrêterez les substituts nicotiniques lorsque vous n’en éprouverez plus le besoin.
Il existe actuellement quelques études ayant évalué l’utilité d’associer différentes formes galéniques afin d’optimiser les apports de nicotine au patient [47, 48]. Cette association a permis d’augmenter les chances de succès dans quelques études, mais pas de façon systématique.Cette association apparaît bien tolérée. P24 reco ANAES
Tout d’abord, je vous conseille de revoir le dosage du patch avec votre médecin ou votre pharmacien : peut-être est-il sous-dosé ? Les patchs les moins dosés doivent être utilisés en fin de sevrage, jamais au début. Il est très important d’être à l’écoute de ses ressentis au cours de la journée. Rappelez-vous qu’il faut tenir compte du puissant conditionnement physique et psychologique qui accompagne la dépendance physique. Un accompagnement psycho-comportemental peut être parfois nécessaire.
Au delà de la phase de sevrage…Désapprendre à fumer prendra du temps. Mais au fil des jours, vous aurez de plus en plus de facilité à vous passer de la cigarette. Les bénéfices ressentis sont d’ailleurs presque immédiats. Dès 20 minutes, la pression sanguine et les pulsations cardiaques redeviennent normales ! Assez rapidement vous vous sentirez plus en forme et plus serein…